Formation PPRAP

Course cycliste

Pour prendre en compte « l’alerte » lancée par le Ministère de l’Intérieur au vue de l’augmentation de l’accidentologie liée à  la pratique d’activités physiques, lors des sessions de formation ou des séances de sport hebdomadaires dans les SDIS, le  groupement « gestion des risques » a travaillé à l’élaboration d’un Plan de Prévention des Risques liés à la pratique des Activités Physiques (PPRAP). La mission a été confiée plus particulièrement au chef du service « Formation initiale et conduite et encadrement des activités physiques ».

Le SDIS 70, conscient de ces risques, avait déjà mis en place certaines actions dès 2005, comme l’acquisition de nouveaux équipements, la formation des animateurs, l’élaboration de planning d’entraînement mensuel, …
La proposition, qui s’appuie sur un plan de prévention rédigé par la Direction de la Sécurité Civile et testé par un panel de 9 SDIS, s’articule autour de 3 grands axes :

  • la réorganisation et la redynamisation de la filière Encadrement des Activités Physiques (EAP) :

Il s’agit de former plus de personnes localement, qu’elles soient mieux réparties géographiquement et, enfin, d’étendre cette formation EAP aux sapeurs-pompiers volontaires.

  • le renforcement des liens avec le Service de Santé et Secours Médical :

Le SSSM donnant l’aptitude médicale des personnels, il doit devenir un des acteurs clés des activités physiques. Cela passe par la mise en place d’un « capital santé » avec la création de fiches préventive (tabac, alcool, hygiène alimentaire, obésité, sédentarité, …), la responsabilisation de l’agent, l’élaboration de suivis et programmes individualisés (retour d’accident, …).

  • l’évolution des Indicateurs de la Condition Physique (ICP) :

Le mode d’évaluation de la condition physique doit être repensé. La tendance est de quitter les ICP pour s’orienter sur des épreuves de mise en situation d’effort plus proches des missions du SDIS : un test de natation effectué non plus sur une distance mais sur la réalisation d’un sauvetage, la mise en place du test VAMEVAL, ou encore l’élaboration d’un Parcours Santé Opérationnel (PSO) où différents ateliers doivent être réalisés, en tenue de feu, le plus rapidement possible. Les exercices du PSO sont adaptés à l’âge de l’agent.

Ce projet de « Plan départemental de santé-sécurité par l’activité physique » sera soumis à l’avis de la commission administrative paritaire et au comité technique avant sa mise en œuvre.